Bonne année 2019 pour Bouygues Telecom

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Bouygues Telecom affiche de bonnes performances financières et de nouveaux abonnés dans sa base clientèle. L'opérateur a aussi décidé de filialiser son infrastructure fibre en FTTH comme dans son réseau arrière (backbone).


Une année 2019 avec une baisse en fin d'année

Bouygues Telecom affiche une bonne santé financière avec 6,058 milliards d'euros de chiffre d'affaires annuel, en hausse de 13,4%, et un EBITDAaL de 1,411 milliard d'euros, en hausse de 147 millions. Le résultat opérationnel atteint 610 millions d'euros, en baisse de 166 millions. Le résultat est un bénéfice de 343 millions d'euros, en baisse de 101 millions.

Cette baisse s'explique par la moindre plus-value sur la vente des sites d'antennes-relais (65 millions en 2019 contre 250 millions en 2018), le remboursement d'une redevance annulée sur la fréquence 1800 MHz (110 millions d'euros) en 2018 et la fin des charges non-courantes pour le partage de réseau mobile avec Altice-SFR (47 millions).

Bouygues Telecom gagnent des clients mobile comme Bbox

Dans le mobile, Bouygues Telecom améliore sa base clientèle de 295 000 nouveaux clients à 17,800 millions, en hausse de 1,449 millions de clients sur l'année. Les forfaits mobile (Sensation et B&You) gagnent 152 000 abonnés sur le trimestre pour atteindre 11,5 millions d'abonnés, en hausse de 653 000 sur l'année.

Dans l'Internet, 3,916 millions de foyers et de locaux sont équipés d'une BBox, en hausse de 85 000 sur le trimestre et de 240 000 sur l'année. Bouygues Telecom a dépassé le million d'abonnés fibre avec 142 000 nouveaux abonnés en BBox Fibre sur le quatrième trimestre et 420 000 nouveaux abonnés sur l'année.

Des coentreprises en charge des réseaux fibre

Les bons résultats de Bouygues Telecom sur le mobile en 4G et le FTTH en fibre vient principalement de ses bonnes couvertures 4G et FTTH : à fin 2019, 21 000 sites d'antennes-relais en 4G et 12 millions de prises éligibles à la BBox Fibre. Il peut s'appuyer sur les accords FTTH avec SFR en zone très denses (partage de NRO), Orange en zone AMII (partage en mutualisation) et les RIP en zone peu dense.

Bouygues Telecom a décidé de créer des coentreprises pour gérer indépendamment certaines parties de ses réseaux fibre :

  • Cityfast permet d'exploiter les réseaux FTTH de Bouygues Telecom en zone très dense, notamment le réseau FTTH déployé avec SFR. La coentreprise va permettre d'accélérer le déploiement dans ses zones et d'exploiter le réseau propre de l'opérateur (3,4 millions de prises). Axione, la filiale réseau énergie-télécom de Bouygues Construction, et le fonds d'investissements Mirova ont déjà pris part à la coentreprise.
  • Le projet Asterix permettra l'exploitation du réseau FTTH de Bouygues Telecom dans les zones moins denses, en particulier la zone AMII. La coentreprise récupère toutes les prises obtenus dans la zone AMII d'Orange et continuera d'acquérir des prises auprès d'Orange. Cependant, elle pourra aussi négocier avec SFR FTTH, sa concurrente, pour accéder à la zone AMII de SFR, où Bouygues Telecom est peu présent. Pour l'instant, l'opérateur cherche un partenaire.
  • Le projet Saint Malo est plus vaste. L'opérateur cherche à financer son réseau arrière (backbone). Ce dernier doit connecter en fibre optique tous les sites d'antennes-relais et tous les NRO que l'opérateur utilise, soit en propre, soit via ses partenaires Cellnex, Free, Orange, SFR et les RIP. Un partenaire s'est déjà manifesté, mais sans dévoiler son nom.

Bouygues Telecom restera actionnaire minoritaire des coentreprises créées et louera les infrastructures pour les offres BBox et mobile. Les réseaux exploités seront ouverts aux autres opérateurs, dont les filiales Keyyo et Nerim.

Avec ces coentreprises, Bouygues Telecom veut atteindre 28 000 sites d'antennes-relais 4G en 2023 et 22 millions de prises FTTH éligibles à fin 2022.

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