Bbox TV : une expérience modernisée sur les décodeurs Miami et 4K
L'un des chantiers majeurs de Bouygues Telecom en 2021 a été la modernisation de l'expérience TV pour les abonnés équipés des décodeurs Bbox Miami et Bbox 4K. L'opérateur a déployé une mise à jour vers Android 8 (Oreo), distribuée par vagues successives jusqu'à fin février.
Cette refonte logicielle a apporté une navigation simplifiée, un menu unique pour retrouver l'ensemble des services (replay, abonnements, applications, enregistrements), des fiches infos plus complètes sur les programmes, ainsi qu'une intégration plus poussée de l'Assistant Google et de la fonction Chromecast. Concrètement, la mise à jour s'est téléchargée automatiquement la nuit, entre 1h et 4h du matin, avec une installation pouvant durer une dizaine de minutes en fibre, jusqu'à trente minutes en ADSL.
Cette mise à niveau a concerné l'ensemble des offres équipées de ces décodeurs, à savoir Bbox Miami, Miami+, Must et Ultym, posant les bases techniques nécessaires pour accueillir de nouveaux services tout au long de l'année.
Okoo et Toonami : l'offre TV s'anime
Sur cette base technique remise à neuf, Bouygues Telecom a enrichi son catalogue de services TV. Première nouveauté de poids : l'arrivée de l'application Okoo sur les Bbox Miami et 4K, dans le cadre des offres Bbox Must et Ultym. Lancée par France Télévisions, Okoo a regroupé les plateformes jeunesse Ludo et Zouzous et donné accès à plus de 2 500 vidéos, segmentées selon l'âge des enfants (3 à 12 ans et plus), avec un mode hors connexion, l'absence de publicité et un contrôle du temps de visionnage paramétrable sur 20, 40 ou 60 minutes par jour.
Le service a vocation à remplacer la chaîne France 4, qui devait disparaître de la TNT le 9 août. Dès son lancement, Okoo proposait déjà des programmes emblématiques de France 4 : la téléréalité animalière Une Saison au Zoo, le jeu Fort Boyard, l'Eurovision Junior ou encore la soirée documentaire Le Doc Sauvage. Côté dessins animés, Peppa Pig, Masha & Michka, Les As de la Jungle ou LEGO Ninjago figuraient au catalogue.
Quelques mois plus tard, l'opérateur a frappé un nouveau coup avec la mise en clair de la chaîne Toonami, accessible gratuitement du 1er au 21 octobre sur le canal 147 de la BBox TV. La chaîne, habituellement payante, a ainsi ouvert son antenne aux héros DC Comics (Batman, Superman, Ligue des Justiciers), aux séries Marvel (X-Men Evolution, Iron Man), aux animés japonais (DragonBall Super, Black Clover, My Hero Academia) et aux matchs de catch professionnel AEW Dynamite et AEW Rampage.
Dans le cadre de l'offre payante, Toonami est restée intégrée au bouquet BBox Jeunesse à 4,99 €/mois (aux côtés de Nickelodeon, Boomerang, Boing, Gulli Max et TFOU Max), au bouquet BBox Divertissement à 9,99 €/mois et au bouquet BBox Famille à 14,99 €/mois.
NRJ Mobile et BTBD : le pôle mobile prend de l'ampleur
Sur le terrain commercial, 2021 a marqué un tournant majeur pour Bouygues Telecom avec l'intégration des marques de Bouygues Telecom Business-Distribution (BTBD) : NRJ Mobile, CIC Mobile, Crédit Mutuel Mobile, Auchan Telecom et CDiscount Mobile. À l'issue du troisième trimestre, l'opérateur revendiquait 14,941 millions de clients mobile, dont 2,1 millions sous les marques de BTBD.
Sur ce seul trimestre, Bouygues Telecom a gagné 177 000 nouveaux abonnés mobile, sans distinction entre les marques BTBD et ses propres offres B&You et Sensation. Face à la dynamique du portefeuille, l'opérateur a annoncé l'accélération des migrations des clients BTBD vers son propre réseau, avec un objectif de bascule complète d'ici la fin de l'année.
Côté Internet, la dynamique est restée solide : la Bbox a été déployée dans 4,367 millions de foyers à fin septembre, soit 73 000 abonnés supplémentaires sur le trimestre. La fibre FTTH a particulièrement tiré la croissance avec 2,117 millions d'abonnés et 171 000 nouveaux clients sur le seul troisième trimestre, sur un parc de 22,5 millions de prises éligibles, notamment grâce aux réseaux RIP d'Axione, d'Altitude Infrastructure, d'Orange et de XP Fibre.
Financièrement, le chiffre d'affaires de Bouygues Telecom a atteint 5,273 milliards d'euros sur les neuf premiers mois de l'année (+14 %), porté par la reprise post-confinement et l'intégration de BTBD. Le résultat opérationnel est ressorti à 541 millions d'euros, et le résultat net à 325 millions d'euros, soutenu notamment par 107 millions de plus-values issues de la cession de datacenters.
Panne DNS : l'accroc de l'année sur le réseau Bbox
L'année n'a pas été exempte de difficultés. À l'image de tous les opérateurs, Bouygues Telecom a connu un incident technique d'ampleur sur ses services fixes. Aux alentours de 22h30 un mardi soir, les abonnés Bbox ont subi une panne d'accès à Internet rendant même la VoIP indisponible.
Selon les constats rapportés par les abonnés, le problème provenait des serveurs DNS de Bouygues Telecom, vraisemblablement saturés par un afflux de connexions au retour de vacances. Sans réponse valable d'un serveur DNS, les navigateurs et les services en ligne sont incapables de traduire les noms de domaine en adresses IP : la connexion Internet fonctionne, mais aucun site n'est accessible.
Pour pallier l'incident, plusieurs alternatives ont été suggérées aux abonnés concernés : configurer manuellement des serveurs DNS publics tels que Cloudflare DNS, Google Public DNS, Cisco OpenDNS, les DNS de FDN ou ceux d'OpenNIC. Une opération réalisable directement depuis les paramètres réseau d'un ordinateur ou d'un appareil mobile, et qui permet de retrouver immédiatement l'accès aux sites le temps que l'opérateur rétablisse ses propres serveurs.
2021, une année de consolidation
Au final, 2021 aura été pour Bouygues Telecom une année de consolidation plus que de rupture. L'opérateur a profité de la reprise post-confinement pour digérer le rachat de Bouygues Telecom Business-Distribution, étoffer son offre TV avec Okoo et Toonami, et moderniser le socle logiciel de ses décodeurs Bbox Miami et 4K. La panne DNS, bien que ponctuelle, a rappelé combien la fiabilité d'un opérateur passe aujourd'hui autant par le réseau physique que par les briques logicielles qui orchestrent l'accès à Internet.
Cette année charnière a posé les bases d'une croissance soutenue par la fibre FTTH et par un portefeuille mobile élargi, ouvrant la voie aux évolutions des années suivantes.